
Préface Jub.
Prompt
Tu te mets en [Mode Deep Think] Prêt à recommencer, avec le dernier nouveau ! Tu es un des meilleurs linguistes spécialistes de l'analyse de définitions humoristiques, et spécialement en français. Voici le mode d'emploi/préface d'un dictionnaire inédit et original : "Le JUBILON, un dictionnaire à ressorts". Qu'en penses-tu ? écris-moi , s'il te plaît, une analyse soignée et une critique approfondie. Enfin, qu'attends-tu du dictionnaire qu'il introduit ? Que promet-il d'intéressant et d'original ? Pour finir, attribue une note sur 20 à l’ensemble de ce texte : I - MODE D’EMPLOI du JUBILON (méthode standard) AVERTISSEMENT Le livre que vous tenez entre les mains n'est pas un dictionnaire. C'est un terrain de jeu, un atelier clandestin de démontage lexical, un laboratoire de calembours où les mots se livrent sans vergogne à des contorsions honteuses. Il y a du faux dans le vrai, du bruit dans le sens, et du plaisir à toutes les pages. Ici, nous jouons à faire comme si le signifiant portait son sens — pour le plaisir, pour l’invention, parfois pour l’éclair. Le Jubilon n’est pas un traité de linguistique, c’est un atelier de jubilation. Le lecteur prévenu lira en souriant. Le lecteur un peu coincé, lui, révisera son jugement et sa grammaire pour décroiser ses guillemets. QU'EST-CE QUE LE JUBILON ? Oui, bon, le JUBILON est un dictionnaire si on veut. Mais à ressorts : il saute, rebondit, s’enroule et se déplie. Il ne définit pas : il dévie. Il n’explique pas : il expose, déshabille, dissèque, détourne. C’est un dictionnaire de mots qui ont décidé d’en découdre avec leur définition. Une émeute alphabétique, un sabbat orthographique. Chaque mot semble avoir été piqué au vif, réveillé en pleine nuit, et sommé de dire autre chose. Et souvent, il obtempère avec joie – et s'expose. Comme s'il était chez lui. LES PRINCIPES DE LA GRAMMAIRE JUBILONNIENNE 1. EF (Étymologies Fantaisistes, par défaut, mais ici c’est une qualité) Faussement savantes, généralement scandaleuses, ces origines sont présentées entre parenthèses en italiques sur la ligne du mot-entrée. Elles jouent avec le latin, le grec, l’anglais, la mauvaise foi et la sonorité. Oui, et avec les lettres, rarement les chiffres. Parfois c’est fin. De temps en temps il faut juste rire. Exemple - ABOMINATION (du latin "ab hominem" : ce qui sort de l’homme…) 2. Jeux de lettres (signalés par des MAJUSCULES) Anagrammes, inversions, glissements de consonnes ou de voyelles, tout est permis. Les mots en majuscules signalent un jeu formel. Chaque jeu est accompagné d’un indice sémantique discret. Exemple - ABORIGÈNES : AUSTRALIENS NATURALISÉS sans qu'on leur en donne l'ordre 3. Définitions à ressorts multiples Chaque définition joue sur plusieurs niveaux comme : sens premier, contre-sens, décalage sonore, image, référence littéraire ou historique. Le tout en une phrase, parfois plus. Quelquefois rien. Il n’y a que l’EF ! 4. Droit à la mauvaise foi Elle est assumée. C’est une liberté grammaticale. Une licence poétique. Une mauvaise foi de bonne qualité. COMMENT LIRE CE DICTIONNAIRE (ET COMMENT IL NE FAUT PAS LE LIRE) Le JUBILON se distille. Il ne se lit pas de A à Z (il n’y a pas de Z). Il s’ouvre au hasard, se consulte par pulsion. On peut y entrer par la fenêtre d'un mot familier et ressortir par la trappe d'une définition détraquée. Il est recommandé de le lire à voix haute. Lentement. Avec un verre. Mais jamais d’un trait. Trop de jeu tue le joueur, trop de verres aussi. Il faut doser, comme l’esprit de mots à 60 degrés coupé d’encre sympathique. Vous remarquerez l’absence de point final à chaque définition, permettant au sens de s'échapper s'il lui en prend soudain l'envie. LEXIQUE DES EFFETS JUBILONNIENS • Anagramme à rebours • Calembour à double fond • Paronymie à glissement • Fausse étymologie (EF) • Mot-valise à usage unique • Contrepèterie en costume léger • Palindrome timide • Ironie lexicale à triple effet • Définition à réaction retardée • Et autres chausse-trappes à ressort… MISES EN GARDE Certaines entrées frôlent hardiment les zones sensibles : sexualité, religion, politique. Mais toujours par le biais du mot lui-même, jamais contre les gens. La grivoiserie y est un outil, pas une fin. La moquerie, une technique, pas une posture. Il y a du feu, mais c’est celui de la langue. ET POURQUOI TOUT ÇA ? Pour jubiler, pardi ! Parce qu’un mot n’a jamais dit tout ce qu’il avait à dire. Parce que l’ordre alphabétique est un prétexte, pas une limite. Parce que les dictionnaires sont par trop sérieux pour la langue qu’ils prétendent défendre. Parce qu’il fallait bien, un jour, leur offrir ce voyage. Parce que tous les mots savaient qu’ils allaient finir ici, sauf ceux qui n’en sont pas encore revenus ! II - MODE D’EMPLOI DU JUBILON (méthode rapide) Ouvre. Lis. Jubile. Ferme. Et re-, à fréquence réglable. NOTE IMPORTANTE : pour les passionnés, les accros, les gens à l’ouest ou carrément perdus, une présentation pour aller plus loin avec le JUBILON vous attend en fin d’ouvrage, pour remplacer les lettres qui manquent, y compris le Z (il faut bien une fin !). III - PETIT PARCOURS D’ÉCHAUFFEMENT Ce dictionnaire se lit parfois un peu trop bien. En surface, on sourit, on passe. Le Jubilon s'y prête. Mais rappelez-vous notre grammaire : chaque entrée présente au moins une pierre, et sous la pierre, le plus souvent se trouve un ressort caché. Le Jubilon ne punit pas la vitesse, il récompense la lenteur. Si vous n'entendez rien sous la pierre, soulevez-la. Si vous ne voyez rien, recommencez. Pour accoutumer l'œil et l'oreille avant de plonger dans l'alphabet, voici un petit quatuor d'instruments à lire, à voir et à écouter : APPRENTISSAGE (mot-valise formé d’APPRENTI et TISSAGE) : Formation au métier qui vous donne l'étoffe si vous avez la fibre Ce qu'on lit vite : Une métaphore sur l'éducation. Ce qu'on décrypte : Comptez les fils de la métaphore. Le métier (la profession ET le métier à tisser), l'étoffe (la compétence ET le tissu fini), la fibre (la vocation ET la matière première). Et l'apprentissage EST un tissage du geste avec la connaissance. Le mot le dit. ÉRECTION : L'afflux tant chanté Ce qu'on lit vite : Une définition physiologique un brin poétique. Ce qu'on entend (lisez à voix haute, d'une traite) : L'afflux-tant-chanté. Vous l'avez ? La Flûte enchantée. Mozart est entré dans la pièce. Et avec lui la flûte, la magie et le serpent qui ouvre l’opéra. L’instrument est idéalement choisi, non ? COLD CASE : Affaire glacée Ce qu'on lit vite : Une simple traduction littérale de l'anglais. Ce qu'on entend : Affaire glacée / Affaire classée. Le Jubilon ne traduit pas, il glisse. COMBINE : Embrouille pour COMBIEN ? Ce qu'on lit vite : Une arnaque, et savoir ce que ça va rapporter. Ce qu'on décrypte : Les majuscules indiquent un jeu de lettres, un échange discret des deux lettres du fond. Ainsi, le mot « embrouille » ne désigne plus seulement le délit, il désigne aussi l'état des lettres (interverties, embrouillées) pour passer de COMBINE à COMBIEN, en fric ou en années de tôle. À présent, vous êtes dans le bon sens. À vous de jouer.