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Prompt
Monsieur A : FOR La peine de mort, en plus d'être dissuasive, est largement plus logique d'un point de vue déontologique. Certains argumentent que ce n'est pas dissuasif selon les chiffres, mais ce n'est pas un seulement une peur, c'est une image, de la même façon que les Français ont décapité Louis XVI : ce n'est pas pour faire peur aux prochains rois, mais pour démontrer une image, dire que c'est suffisamment grave. De plus, ce que veut dire mettre une personne en prison à vie, c'est lui donner un logement, de la nourriture et une décence de vie, alors que cette personne, pour mériter ça, a été horrible, que ce soit envers l'humanité ou des milliers de morts. Mettre ça veut dire que le contribuable va devoir payer des millions (vrai chiffre), donc travailler et soutenir la société pour soutenir des gens qui ont commis des choses horribles à l'égard de cette même société. Des arguments peuvent être que de mauvais régimes l'utiliseront mal, mais on le voit avec le Japon par exemple, qui l'a depuis des milliers d'années, et bien que certaines personnes argumentent que certaines de y a des centaines d'années ne sont pas morales, la peine de mort a toujours évolué avec la mortalité de la société, et il n'existe pas de plus grande peine que la peine de mort. De plus, on peut argumenter que c'est moins horrible que la peine à vie, car aucune souffrance n'est rajoutée en plus que. Enfin, l'argument de si ça a un impact sur la criminalité : il y a de façons TRÈS certaines une corrélation, bien qu'aucune étude à ce jour n'ait prouvé la causalité, car il n'y a pas assez de morts (et heureusement). Je prends comme exemple Singapour, le Japon, la Chine, l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Corée du Nord, etc... Les seuls mauvais élèves de ça ne sont que l'Iran et les États-Unis, et pour l'Iran, ça s'explique plus par le combo politique très restrictive + grosse pauvreté, donc on peut argumenter qu'il y a 2 peines de mort : celle de recours des pays pauvres, qui ne sont pas socialement assez avancés pour atteindre les débats dessus, et la peine de mort déontologique, qui est très souvent une libération pour les familles, une solution déontologique pour la société, une image logique pour le système, et surtout une peine adaptée dans les cas où la justice la rend correctement. Pour finir, il est souvent confondu la présence de la peine de mort et le nombre de condamnations à mort, HEUREUSEMENT par exemple en France c'était bas, et heureusement, comme je disais, il y en a 2 types, et même si le premier peut être considéré comme une aberration, il est important pour le développement d'une société, et le 2e est la réaction logique d'un pays développé.Je finirais en disant qu’on perd son droit de vivre quand on commence à accepter d’ôter celui d’un autre. 11:33 PM Fact-check free · a false claim can affect the verdict Monsieur B : AGAINST Je condamne fermement la réintroduction de la peine de mort en France car je considère que c'est une violation MAJEURE du droit le plus fondamental de l'Homme. En effet, la peine de mort représente une violation du droit à vivre que tout être humain devrait posséder, même le plus vil. La société n'est pas en mesure de juger, de décider qui a le droit de vivre ou de mourir. La société n'a pas à émettre de jugement de valeur sur un Homme quel qu'il soit. Dans le cas contraire, cela signifierait l'existence d'une morale objective ce qui est d'autant plus discutable car nous possédons tous des points de vues différents. De plus, la société est faillible comme l'Homme. Elle peut se tromper. Dans ce cas, qu'en est-il des victimes innocentes qui perdront la vie à cause d'une bête erreur judiciaire ? Cela est évidemment inacceptable. Enfin, la peine de mort entraîne forcément un risque de basculement dans l'autoritarisme. En effet, 44% États autoritaires possèdent la peine de mort contre 16% des États non autoritaires. Donc un État avec le droit de vie ou de mort sur ces citoyens est plus enclin à un basculement dans l'autoritarisme. Je tiens également à répondre à de potentielles objections. Alors voyons ensemble les soi-disant utilités de la peine de mort. Premièrement, prévenir les crimes en effrayant les potentiels criminels d'agir. En effet, l'un des arguments principaux pour la peine de mort est qu'elle est dissuasive. Hors, d'après enquête publiée en 2009 auprès de 73 experts de premier plan, dont des membres de l’American Society of Criminology, 88,2 % des répondants ne pensent pas que la peine de mort dissuade le meurtre. 91,6 % estiment qu’augmenter le nombre d’exécutions n’ajouterait pas d’effet dissuasif, et 87,6 % que les accélérer ne fonctionnerait pas non plus. De plus, la synthèse du National Research Council de 2012 sur le sujet émet également des doutes quant à la réalité d'une telle affirmation. Je me permets donc d'affirmer que la peine de mort ne possède aucun effet dissuasif OU à maxima, un effet mineur. Deuxièmement, la peine de mort serait aussi une question morale, tuer quelqu'un qui à commis 3 meurtres serait "bien". Je me permets de contester cet argument car les peines appliquées par la Justice ne sont pas là pour faire le "bien" ou pour la vengeance mais bien pour protéger les civils en appliquant des peines proportionnées aux déviants afin d'éviter qu'ils puissent heurter les innocents. Dans ce contexte la peine de mort n'est plus une question de morale mais bien seulement d'utilité. Troisièmement, on pourrait affirmer que la peine de mort permettrait de désengorger les prisons. Je réfute également cette affirmation non pas dans les faits puisque, effectivement, la peine de mort réduirait le nombre de prisonnier mais seulement de très peu car les condamnés à morts représenteraient une minorité. En effet, d'après la thèse de l'historien Picard, avant la suppression de la peine de mort, celle-ci ne concernait que 0,14 % à 0,18 % soit environ 15 fois par ans. Cela ne réglerait donc en aucun cas le problème. En conclusion la peine de mort est une aberration qui ne devrait pas exister ou même être un sujet de débat. Je ne défends que peu dans cette thèse mon propos car je ne suis pas avec la charge de la preuve. Le peu d'argument que j'apporte suffisent à constituer une base solide qui conduit à la non-existence de la peine de mort, sans contestation suffisante. 11:40 PM Fact-check free · a false claim can affect the verdict Round 2 Monsieur A : FOR D’abord, mon adversaire affirme que la société n’a pas à juger moralement et que seule l’utilité compte. Or le code pénal contient plusieurs articles qui disent l’inverse, comme l’article 130-1, qui donne à la peine une fonction de sanctionner l’auteur de l’infraction. Punir, c’est déjà juger, donc son argumentation se retourne aussi contre lui : s’il n’existe pas de morale objective, son « droit le plus fondamental de l’homme » n’en est alors rien non plus. On ne peut pas à la fois invoquer un droit universel tout en niant toute valeur commune, et la société prive déjà un criminel d’un autre droit fondamental, la liberté. Donc il veut accepter celui-là mais refuser l’autre ??? Ça n’a aucun sens, évidemment rien n’impose que la vie soit le seul droit qu’aucun acte ne puisse faire perdre. Ensuite, la dissuasion : les chiffres sont vrais, mais ce n’est pas une mesure, c’est un sondage d’opinions, donc pas révélateur. En plus, le même rapport conclut que la recherche existante n’est pas informative pour dire si la peine capitale diminue ou augmente les homicides, ou même si elle n’a aucun effet, notamment parce qu’aucune étude n’a tenu compte des effets des peines non capitales comme la perpétuité. D’autres travaux concluent à un effet, comme « Dezhbakhsh, Rubin et Shepherd (2003) », qui trouvent en moyenne 19 meurtres en moins par exécution, même si d’autres le contestent. Ça montre bien qu’il est inutile de dire non au nom de la « science », car les études sont poussées des deux côtés et les plus grosses sont conçues sur un vide. Pour ma part, je ne fonde pas ma thèse sur la dissuasion : elle n’est pas démontrée, mais pas réfutée non plus. L’argument d’utilité est aussi illogique : si la peine sert à protéger les innocents, seule la peine de mort garantit l’absence totale de récidive. Même la perpétuité incompressible ne l’est pas, surtout que depuis un arrêt de 2014 (« Bodein c. France (CEDH, 2014) ») la personne est réexaminée après 30 ans, et que cette peine n’a été prononcée que 4 fois. Le coût reste secondaire, mais il est tout à fait réel : la Cour des comptes estime qu’une journée de détention coûte environ 105 €, et l’administration pénitentiaire planche sur 130 à 250 € ; sur 30 ans, cela représente entre 1,5 et 3 M€ par condamné, à la charge directe du contribuable. Pour l’autoritarisme, même si le chiffre est bon, il décrit une corrélation, et le sens de la causalité est inversé : ce sont les régimes totalitaires qui recourent à la peine de mort, et non la peine de mort qui fabrique des régimes totalitaires. La France a guillotiné jusqu’en 1977 (même sous la 5e République) sans cesser d’être une démocratie, et les États-Unis, l’Inde ou le Japon l’appliquent encore. Reste l’erreur judiciaire : certes, je ne le nie pas, aucun système n’est infaillible, mais cela plaide plus pour encadrer la peine que pour y renoncer. J’aurais donc tendance à dire que c’est un argument de second débat, une fois qu’on a accepté son retour. Enfin, la légitimité démocratique : en 1981, 63 % des Français voulaient la maintenir, et l’abolition s’est faite CONTRE l’opinion. Aujourd’hui encore, 55 % des Français se disent favorables à son rétablissement, et 68 % à un référendum pour les crimes de pédophilie. 12:03 AM Fact-check free · a false claim can affect the verdict Monsieur B : AGAINST Je me permets de donner une réponse à chacun des contre-arguments: 1- "En plus d'être dissuasive". Comme dit plus tôt, elle ne l'est pas selon les chiffres. Dire que ce n'est pas seulement une peur mais aussi et surtout une image est un contre-sens : l'image a pour but de faire peur, de dissuader. De plus une peine de prison à perpétuité, par exemple pourrait être suffisante. Alors pourquoi la peine de mort ? Chaque humain possède une morale, il est donc capable de discerner ce qui est grave et ce qui ne l'est pas. 2- "Mette une personne en prison à vie, c'est lui donner un logement, de la nourriture et une décence de vie alors que cette personne, pour mériter ça, a été horrible, que ce soit envers l'humanité ou des milliers de morts". Encore une fois, de quel droit la société peut décider qui mérite de vivre avec décence et qui ne le mérite pas ? La raison pour laquelle ces personnes ont été mises à l'écart de la société est parce que elles étaient inaptes à la vie en société. Il n'y a aucune raison, si ce n'est la morale personnelle de chacun, à priver un humain d'une décence de vie. De plus, il les prisons ne représentent que 1,2 % du budget de l'État actuel. Peut-on vraiment le considérer comme étant trop élevé ? Enfin, tu reconnais dans ton point que la peine de mort évolue avec la moralité de la société. Par conséquent c'est admettre que des personnes sont mortes pour des choses que l'on pourrait considéré comme étant acceptable : c'est inacceptable pour une peine aussi lourde. 3- "il n'existe pas de plus grande peine que la peine de mort" et "on peut argumenter que c'est moins horrible que la peine à vie, car aucune souffrance n'est rajoutée en plus que". Tu te contredis dans tes affirmations. Il par contre vrai que rien, à part ta morale personnelle, ne peut affirmer que la peine de mort est la plus grande peine applicable à un Homme. 4- "la peine de mort déontologique, qui est très souvent une libération pour les familles, une solution déontologique pour la société, une image logique pour le système, et surtout une peine adaptée". Je me suis renseigné: Le psychologue Ulrich Orth (2004) a étudié des victimes de violences (viols et agressions) : sur 31 victimes suivies dans le temps, une peine plus sévère réduisait le désir de vengeance juste après le procès ; mais sur 174 victimes interrogées plusieurs années après, la sévérité de la peine ne prédisait plus ce désir. Il conclut que la punition ne satisfait ce désir que partiellement et temporairement, et que cela ne peut donc pas justifier d’alourdir les peines. On peut donc remettre en cause ton affirmation. Enfin, dire que le système doit afficher une certaine "image" est incompréhensible à mes yeux. À part l'image de meurtrier je veux dire. Une image plus juste ? Mais dans ce cas, c'est un avis, pas un fait objectif. 5- "on perd son droit de vivre quand on commence à accepter d’ôter celui d’un autre". Avis personnel, aucun argument, aucun chiffre, aucune preuve, juste un avis. Aucun intéret. Si tu devais déterminer un vainqueur de ce débat, ce serait qui ?